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Tuesday, April 1, 2014

Vorlesungen über Gonadektomie


We earlier recalled the tragic memories of der kleine Hans.  Now here, a mini-distaff version, recalling a summer visit by Dr. Sigmund Freud, to the Jones family, vacationing in Grinzing :

He surprised my little girl, aged five, by taking hold of her nose between two fingers;  but, ignoring this castrating symbolism, she won his heart  by immediately offering him her doll.
-- Ernest Jones, Freud: The Last Phase (1957), p. 196

And this (vaguely, stirring) brings something back, from my own fifth year, staying with my grandmother in Garden City.  
Some avuncular wag, probably of the good-hearted sort whose repertoire of native wit is not large, but who is delighted at the opportunity to épater les gosses, 
did likewise (as I sat on the front-porch swing, not a care in the world, really)
snip at my button-nose, with his two first fingers:  yet then (here comes the good part), between these same two larcenous fingers,
display a wiggling nubbin (which later scientific investigation revealed to be merely the first joint of his own thumb),  proclaiming:
“Got your nose! Got your nose!”

(In defense of the Viennese doctor, we must concede, that the resultant demi-protruding member  was not a little glans-like, at least for those of us who rejoice in our membership in the brit milah.)

Rare was the child who did not check, with a hand, to make sure that the member was still there.  Non-existent was the child, who did not then heartily laugh, and ask to see the trick again.

(Contrary to what you might expect from the alleged supremacy of the unmanning-complex, these events were not accompanied by any anxiety that I can recall.)



~ Sigmund Freud  und  Sherlock Holmes: ~

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Tuesday, June 25, 2013

Les dernières nouvelles dans la chasse aux hommes (mises à jour)



Prefatory anecdote:
Recalling his days as a prisoner in San Quentin, Jan Valtin writes, in Bend in the River (1942), p. 89:

He and the others played ball for a half hour each day  in a small concrete yard  wedged between the garden and Death Row, while  from a nearby balcony,  smartly dressed women, young and old and armed with opera glasses, looked on.  These women came day after day  from near and far  to pay the prison treasury a half dollar for the privilege of watching men doomed to be hanged  play ball.

~

For some reason, the following story has not yet been reported in the anglophone press, so here you go.   U heard it here first …


Gentlemen are requested to be seated

Un député suédois va défendre cette semaine une loi obligeant les hommes à uriner assis. Objectif selon lui : améliorer l'hygiène, renforcer l'égalité homme-femme. Cette obligation permettrait aussi, selon les tenants de cette proposition, de renforcer l'égalité des sexes, un thème cher aux Suédois, en mettant les hommes et les femmes... au même niveau.
Et depuis l'an dernier, le dictionnaire compte un nouveau mot: «Hen», un pronom neutre entre le «il» et le «elle».
http://www.lefigaro.fr/international/2013/04/26/01003-20130426ARTFIG00685-les-suedois-bientot-forces-d-uriner-assis.php?m_i=C1FC_nTo5HKvv7kppzILhIFT19QwdpTzRur4ZWoh2vWivpnCy

http://www.20min.ch/ro/life/lifestyle/story/Une-loi-pour-forcer-les-hommes-a-faire-pipi-assis--25199357

Mannekin Pis --  Soon to be illegal in politicalcorrectness-stan

As usual, the readers have better sense than the Scandinavian PC-fanatics:

L'hygiène au contraire, exige au contraire à ne jamais s'asseoir dans des toilettes publiques ! pour ces pauvres suédois, et en vertu du respect de l'égalité, on pourrait mettre les hommes en jupe puisque nous avons pris leurs pantalons !
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On attend impatiemment les solutions des féministes pour réduire la durée de vie des femmes, une inégalité scandaleuse d'après leur logique.
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A quand une loi pour le sens du rouleau de PQ ? parce que ça aussi c'est pénible ! 1 an de prison en cas de récidive !
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Et pourquoi ne pas obliger les femmes à uriner debout ???? Il existe des accessoires utilisés en navigation maritime qui le permette.....
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Les hommes devront-ils aussi utiliser des soutifs et des tampons, par souci d'égalité?


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Si cela vous parle,
savourez la série noire
en argot authentique d’Amérique :

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[Update 9 June 2013]   And now this:

Sweden male train drivers wear skirts after shorts row

At this rate, skirts may become not merely optional but mandatory for Swedish men, for ease of squatting at micturition.

[Update 12 Sept 2013]  Good Lord, manskirts now at the University of Cambridge as well:





[Update 22 June 2013]  And now this, Gawwd help us:

Dans un pays, où la lutte pour l'égalité entre les sexes fait rage, un nouveau mot a fait son apparition : hen. C'est un pronom neutre appelé à remplacer «il» et «elle». Cette coquetterie grammaticale, encouragée par les militants de la théorie du genre, a même fait son apparition dans un livre pour enfants.
Dans le monde idéal des livres publiés par Olika en Suède, tous les pères font la cuisine, certains refusent d'aller travailler pour rester à la maison et ils pleurent sans qu'on les traite de mauviette. S'ils ne peuvent encore allaiter, ils savent tous préparer le biberon. C'est nécessaire surtout lorsqu'ils sont deux pères à élever leur enfant. Les filles postulent pour des postes de scientifiques, les garçons, des emplois de sage-femme et un petit gars peut porter des baskets à paillettes à l'école. Les enfants ne se moqueront pas de lui. Dans ce monde, on imagine même gommer le sexe de l'enfant pour éviter que des stéréotypes d'un autre âge ne brident son évolution et n'entachent son épanouissement.

Mais ils deviennent fous, ces suédois!

[Update 25 June 2013]  From Sweden, we let our camera lens turn to Italy,  where an all-female three-judge panel has just condemned former premier Silvio Berlusconi to seven days in jail for having consorted with a prostitute who lied (quite plausibly, judging by her photos) about her age:  none other than this delicate maiden, this paragon of virginal virtue:

The Virgin Ruby


No wait -- not seven days, seven weeks.
No wait -- seven months.  No… uh-oh … (can this be correct? for consorting with a whore?)
Seven years.
Years.

I hold no brief whatsoever for Berlusconi, no more than for Al Capone:  a crook, a clown, a blot upon all Italia.  But the verdict of this troika of harpies  leaves a sour taste …

As usual, the reportage and commentary in Le Figaro  does not disappoint.  We offer a generous selection (as much for the benefit of students of French, as anything -- several fine idioms here):



Une nouvelle condamnation au palmarès du «Cavaliere». Au terme de sept heures de délibérations, le tribunal de Milan a condamné lundi Silvio Berlusconi à 7 ans de prison et à une peine d'inéligibilité à vie dans la sulfureuse affaire du «Rubygate». L'ancien président du Conseil italien était poursuivi pour incitation à la prostitution de mineure et pour abus de pouvoir: il a été reconnu coupable dans ces deux volets de l'affaire.

Ce verdict, résultat d'une procédure de deux ans, est plus sévère que les six ans de prison réclamés lors des réquisitions. «Il Cavaliere», âgé de 76 ans et sénateur depuis les élections de février, est condamné pour avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la danseuse marocaine Karima El Mahroug, alias «Ruby la voleuse de cœurs», alors que celle-ci était encore mineure. Les faits se seraient notamment déroulés lors des fameuses soirées orgiaques dites «bunga bunga», organisées par Berlusconi dans sa villa d'Arcore, près de Milan, entre février et mai 2010. La condamnation pour abus de pouvoir concerne une affaire distincte, dans laquelle Berlusconi était accusé d'avoir fait libérer la jeune femme en mai 2010, alors qu'elle était au commissariat pour le vol d'un bracelet d'une valeur de 3000 euros.
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[Readers’ comments:]
Il est vrai que lorsqu’on voit la jeune personne de la photo, nul doute qu’il s’agit d’un « détournement de mineure ». Les juges italiens … en l’occurrence les « femmes juges italiennes » qui ont condamné le Cavaliere ont tout à fait la tête de l’emploi… des moches et frustrées de la vie. Pas du tout dans le genre de cette magnifique Ruby que personne, en tant qu’homme, ne saurait dédaigner ! Ils ont perdu la cervelle les justiciers (ères) d’outre-alpes.
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Pouet-pouetique la RUBY, on s'en occuperait avec plaisir....
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J'aimerai assez que les juges mettent autant de zèle à condamner les jeunes prostituées mineures qu'ile mettent à condamner les clients !
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Une prostituée mineure qui ment *volontairement* sur son âge devrait être considérée comme adulte.
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Au-delà du fait qui lui est reproché , je note que comme en France chaque fois qu'il s'agit de tribunaux jugeant des faits de société , comme les divorces ou les histoires de moeurs les juges sont essentiellement des femmes .On peut avoir quelques doutes sur l'impartialité .La parité est réclamée à gauche mais seulement aus endroits choisis .
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il faut qu il arrete les liftings, on dirait une vieille dame
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Dans l'entreprise où je travaillais fin des années 80, on a diffusé aux cadres en réunion un petit film pour illustrer la "réussite" des entrepreneurs chéris du président Mitterrand. On y voyait le président remettre la légion d'honneur à 3 personnages,Berlusconi, Tapie, et Carlo de Benedetti.
Un an après, les 3 étaient en prison pour des affaires d'argent. La cassette a disparu comme par magie.


Those of you whose classical education deals easily with a reference to “harpies”, are ready for the next step:

So kommt es, wenn die Erynen, die Rachegöttinnen des olympischen Götterhimmels, die Hybris eines Machos und Staatsmannes bestrafen, der von unterhalb der Gürtellinie gesteuert wird und darob den Kopf verliert.

[Update 18 VII 2014] Overturned on appeal:
http://www.nytimes.com/2014/07/19/world/europe/court-overturns-conviction-of-berlusconi-in-sex-case.html?_r=0

*
Für psychologisch tiefgreifende Krimis,
in pikanter amerikanischer Mundart,
und christlich gesinnt,
klicken Sie bitte hier:

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 For another notable example of a prominent European politician (and scoundrel) pursued for the wrong reasons, by a judicial system gone mad:
http://worldofdrjustice.blogspot.com/2011/05/world-cup-of-crime.html


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[Update 9 November 2013]  The latest madness from Sweden:

Gravity échoue au test féministe suédois
Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux et d'autres blockbusters ont failli au test de Bechdel, mis en place par quatre cinémas scandinaves et censé déterminer le degré de sexisme des longs-métrages.
Chez les champions de la parité homme-femme, les films sont soumis à une nouvelle cote. Désormais, en Suède, les fictions sont bien sûr classées selon leur niveau de violence ou d'érotisme, mais aussi en fonction de leur degré de machisme! C'est parce qu'elle jugeait la place des femmes trop marginale au cinéma que Alison Bechdel, auteur américaine de BD, a imaginé ce test dans une de ses œuvres, Les Lesbiennes à suivre (1985). Selon une planche de la bande dessinée, un film noté «A» réunit trois critères: au moins deux personnages féminins sont présents dans l'intrigue, elles doivent se parler entre elles, et aborder d'autres sujets que les hommes. Quatre cinéma suédois ont décidé d'appliquer ce test.

Sur l'année 2012- 2013, seuls Hunger Games, Blue Jasmine, Man of Steel ont réussi le test de Bechdel. Qui sont les mauvais élèves? Majoritairement des blockbusters. «La trilogie du Seigneur des anneaux, tous les Harry Potter sauf un, Star Wars, The Social Network, Pulp Fiction», énumère Ellen Tejle, directrice du cinéma Bio Rio à Stockholm. Plus surprenant, Gravity a lui aussi échoué. Le film de science-fiction d'Alfonso Cuarón fait pourtant la part belle au courage féminin. Sandra Bullock porte le film à elle seule et fait preuve d'un instinct de survie que peu d'hommes pourraient revendiquer. Mais l'actrice est la seule femme à l'écran et peut donc difficilement parler à un personnage du même sexe.
Hollywood semble séduit par le test de Bechdel. «Une notation féministe? C'est tellement intéressant, s'est exclamé l'actrice et productrice Jada Pinkett Smith, lors d'un dîner caritatif pour l'égalité homme-femme. «Voyons si cela fonctionne!» Mais le système compte aussi ses premiers détracteurs. «S'ils veulent plus de femmes dans les films, ils ont qu'à les produire eux-mêmes plutôt que pointer du doigt les réalisateurs», proteste la physicienne Tanja Bergkvist sur son blog consacré à la «folie du féminisme».

[Update 27 Aug 2014] More re Swedish political-correctnes:

https://www.youtube.com/watch?v=o_znVnOizU8
now with a new relevance, given this:
http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/crime/11059138/Rotherham-In-the-face-of-such-evil-who-is-the-racist-now.html

[Update 14 Oct 2014]
http://www.bostonglobe.com/metro/2014/10/14/harvard-law-professors-want-university-new-sexual-harassment-policy-changed/HZ72eaMcLgRgoq4DL9ZBOO/story.html?p1=Article_InThisSection_Bottom 

Sunday, September 9, 2012

From the Freud Archives


[Note:  This post is a light-hearted trifle.
For a more serious discussion, including one of Janet Malcolm's brilliant article "In the Freud Archives", click here:

     Chomsky, Freud, and the problem of acolytes]



(1) Trouble began early for little Hans

Sigmund Freud, Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie (1905):
Der kleine Hans zeigt schon seit einiger Zeit  das lebhafteste Interesse für jenes Stück seines Körpers, das er als >Wiwimacher< zu bezeichnen pflegt.  Schon mit drei Jahren  hat er die Mutter gefragt,
»Mama, hast du auch einen Wiwimacher?«
Worauf die Mama geantwortet:
»Natürlich, was hast du denn gedacht !? «


This extraordinary exchange apparently came about because Hansens parents were attempting to be good little Freudians, and supply him with the necessary traumas.  Sometimes they were more successful than others:

When Hans’s mother found the child fondling his penis, she dutifully threatened, “If you do that, I shall send for Dr. A. to cut off your widdler.  And then what’ll you widdle with?”  Hans’s unregenerate reply was:
“With     my     bottom”.
-- Philip Rieff, Freud: The Mind of the Moralist (1959), p. 92


(2) Wrong Number

Sigmund Freud, Zur Psychopathologie des Alltagslebens (1901ff):
“Jetzt habe ich vergessen, den Professor zu fragen, ob ich  in dem Briefe  seinen Namen nennen darf,” eilt zum Telephon,  läßt sich verbinden, und ruft die Frage ins Rohr: 
 “Bitte, ist der Herr Professor schon  nach dem Speisen zu sprechen?”  Als Antwort  tönt ihm ein erstauntes
» Adolf, bist du verrückt geworden? «
entgegen, 
und zwar von der nämlichen Stimme, 
die er  nach meinem Gebote [i.e., that of Adolf’s analyst, S. Freud]  
 nicht mehr hätte hören sollen.   
Er hatte sich bloß » geirrt « und, 
anstatt der Nummer des Arztes, die der Geliebten  angegeben.

Thus far, a run-of-the-mill example of “Verwählen” (misdialing), taking its place in the menagerie of unconsciously motivated errors such as Vergessen, Versprechen, Verlesen, Verschreiben, Vergreifen  and all the rest.  But a dark part of the Archives, recently unsealed, provides us with the rest of the conversation:

Adolf: » Nee, meine Schöne, verrückt bin ich kaum.  Weißt du, dies ist bloß eine Symptomhandlung, wie der Herr Geheimrat Prof. S. Freud sie zu nennen pflegt. «
Die Geliebte: » Naa jaa, wie nett.  Aber  dah du dah bist, möcht' ich dir … Ihnen kündigen, daß es alles zwischen uns  völlig aus und vorbei ist.«


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Falls Sie im Doktor-Justiz-Sammelsurium
weiterblättern möchten,
Bitte hier klicken:

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(3)  Musical Criticism Hits the Bull’s-Eye

Theodor Reik, who spent a good thirty years, 
first as a student, later as a colleague, of Sigmund Freud, 
recounts the following perplexing case:

A patient told me he had felt a very intense impulse  of a most puzzling kind.  During a performance of Parsifal  in the Vienna Staatsopera,  in the middle of the most solemn scene,  he had the most irresistible impulse  to shout at the top of his voice:  Mazzesknoedel!”  (Matzoth-balls).
Theodor Reik, Listening with the Third Ear (1948)

We reproduce a marginal note upon this passage, found in the Freud Archives:

No mystery about this -- the only appropriate response  to the flatulence of Wagner.

I am likewise reminded of the writer who confided that, when weary of listening to a public lecture by some puffed-up and self-important figure, he could scarce restrain himself from calling out  from the back of the hall,
           
            => “What about the Thirty-Nine Steps ? ! ? !! ?? !!! “ < =